D’un de ses romans, Djamilia, Aragon avait dit que c’était « la plus belle histoire d’amour du monde ». De Adieu Goulsary, on peut dire que c’est la plus belle histoire d’amour entre un homme et un cheval. Tchinguiz Aïtmatov (1928-2008), un des plus grands écrivains de l’ère soviétique (prix Lénine, l’équivalent russe du Nobel) est d’origine kirghize. Son grand-père, berger nomade, a sans doute beaucoup inspiré le personnage central de ce roman, dont le véritable héros est un cheval : Goulsary (Bouton d’or). Adapté en français par Tchinguiz Aïtmatov lui-même, avec l’aide de la célèbre traductrice Lily Denis, ce chef-d’oeuvre est paru une première fois en 1968. Il n’était plus disponible depuis. En voici une réédition, précédée d’une présentation d’une spécialiste, Jacqueline Ripart, qui vit depuis une décennie en Kirghizie, où elle se consacre à la sauvegarde de la race de chevaux locale et à la réhabilitation des traditions équestres de ce grandiose petit pays d’Asie centrale.

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