Ce travail est d’abord le fruit de l’enquête “ethnographique” menée par l’officier de cavalerie Eugène Daumas sur le terrain algérien entre 1835 et 1850, parallèlement à son investissement dans la mise en place des bureaux arabes : “Ce qu’on va lire est donc un résumé tant de mes observations personnelles que de mes entretiens avec des Arabes de toutes les conditions, depuis le noble de la tente jusqu’au simple cavalier” (p. 68). La première partie de l’ouvrage est consacrée aux questions d’hippologie (p. 67-291), tandis que la seconde dresse un tableau de la vie des aristocraties tribales où s’ajoutent des développements sur les razzias, les guerres tribales, la chasse à l’autruche et à la gazelle, etc…Au fil des rééditions, le travail de Daumas connaît, par additions successives, un ample développement; des liens d’estime réciproque unissent l’émir Abd-El-Kader et Daumas; ce dernier adresse à l’émir, en 1851, un exemplaire des Chevaux du Sahara, en sollicitant ses commentaires. Abd el-Kader, lettré féru d’hippologie, répond au général: c’est le point de départ d’échanges épistolaires qui se prolongeront durant une quinzaine d’années et desquels Daumas tire une abondante matière pour enrichir les Chevaux du Sahara.

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