Le voyage à cheval, c’est le voyage et le cheval. Un monde sur un monde. Ca vous largue seul avec vous-mêmes, en face à face et aux limites. Plus possible de tricher. Ça vous expose à la nature, au froid et au chaud, au vent et à la pluie. Je veux dire qu’à cheval, on sait comment la pluie mouille, on sait comment le soleil fait son chemin dans le ciel, à différentes hauteurs selon les saisons, et comment il brûle. Ça vous expose aux gens aussi. A cheval, on a besoin des autres. Avec un cheval en dessous et une mule derrière, on est en plein dedans et pour longtemps. La terre entière s’offre en cadeau.

Stéphane Bigo

« Crinières au vent d’Asie », Nathan

Ces livres entassés les uns sur les autres à côté de mon lit, je les lis et les relis depuis mes quatorze ans et je ne me lasse pas de rêver de ces voyageurs qui abandonnent tout ou presque pour visiter la planète à dos de cheval. […]. Depuis tant d’années, un projet semblable me trotte dans la tête. […]. Le mariage et les enfants n’aident pas à sa réalisation. Pourtant, ce soir, je sais que ce rêve va se concrétiser.

Josiane Gallemaers

« Voyage pour des enfants », Plume d’aventure

En route, Matar ! Pourquoi aurait-elle peur de l’inconnu, de mes poches vides que gonfle le vent ? Comment calmer les inquiétudes de ma jument ? La vision des madafa m’apporte une réponse. En Syrie, ces pièces que l’on trouve dans chaque maison, réservées aux invités et aux gens de passage, restent toujours ouvertes. Les voyageurs transmettent leur histoire et leur expérience en échange d’un peu de nourriture.

Adnan Azzam

« Le cavalier de l’espoir », Stock

Les montagnes gigantesques, les plaines et les plages infinies, l’espace et la liberté, ont célébré notre union, l’ont soudée mieux qu’aucun prêtre, aucun officier d’état civil n’aurait jamais pu le faire. Notre lune de miel a bien été celle dont nous avions rêvé, avec nos selles pour alliance et nos chevaux pour seuls témoins.

Constance Rameaux et Jean-François Ballereau

« Lune de miel à cheval », Arthaud

Voyager seuls, cavalière et cheval, […], en autonomie totale, tous les bagages sur le cheval, pas de parcours tracé, pas d’étape repérée, tout à trouver chaque soir, nourriture et hébergement me semblait une expérience compliquée. De plus, je ne parle pas un mot d’espagnol. Je voulais faire ce chemin, je sentais que mon destin passait par Compostelle mais je me demandais bien pourquoi le Ciel m’avait obligée à partir sans coéquipier. Plus tard, sur le Camino, j’ai compris.

Béatrice Angèle

« 800.000 foulées pour Compostelle », Vieux Crayon

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