Voyage pour des enfants de Joe Gallemaers. Ed. Plume d’Aventure

Joe force l’admiration. Au début de cette histoire, elle est mariée avec un gendarme, elle élève deux filles qui approchent de l’adolescence, elle vit à la campagne avec un chien et deux chevaux, le ménage ne roule pas sur l’or, bref, elle est dans la pire des configurations pour vivre l’aventure, apanage comme chacun sait des jeunes, des célibataires et autres électrons libres de notre société. Et tranquillement, pas à pas, elle réussit ce tour de force de tout organiser, sa vie et celle de sa famille, pour accomplir un vieux rêve d’adolescente qui traînait dans un recoin de son imagination : une boucle en solitaire de sept mille kilomètres à travers la France, l’Espagne et le Portugal, avec sa jument Karamelle et son chien Douro.

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Voyage avec un âne dans les Cévennes de Robert Louis Stevenson

Ce roman est le compte rendu à la fois nostalgique et espiègle de la randonnée qu’effectua Stevenson avec une ânesse obstinée dans les Cévennes en 1878. Tandis que l’animal réinvente, à mesure de sa fantaisie, le chemin du voyage, son maître se prend peu à peu aux joies de l’errance. Eloge de la lenteur et du goût pour l’inutile, Voyage avec un âne dans les Cévennes nous invite « à voir le monde comme une bohème non pas vraiment raffinée, mais glorifiée et pacifiée »

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Le Raid à Cheval De Buenos Aires A New York.1925-1928 de Aime-Felix Tschiffely. Ed Favre-Caracole

 » Les difficultés commencèrent de bonne heure. Les chevaux refusèrent obstinément de se laisser harnacher, chaque partie de la selle ayant l’air de les agacer plus que la précédente et, pendant un bon moment, nous ne formâmes qu’un enchevêtrement confus de chevaux ruant et de palefreniers lançant des imprécations. Enfin, tout fut prêt. « 
Dans les années 20 du siècle dernier, ce paisible maître d’école argentin (d’origine suisse) réalisa un des exploits les plus fous de son temps : Aimé-Félix Tschiffely couvrit avec deux chevaux, Mancha et Gato – de braves criollos de quinze et seize ans – la distance impressionnante de 16000 kilomètres qui relie Buenos Aires à New York. Ce raid est, pour tous les amateurs de grands espaces, d’expéditions équestres, de chevauchées fantastiques, de cavalcades au long cours, le modèle absolu, l’exemple idéal. Tschiffely, c’est l’archétype de l’aventurier à cheval, le type même du  » cavalier de l’aventure « .

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La Russie à cheval Récits croisés d’un cosaque et d’un reporter (1889-1890) de Dimitri Pechkov et Thomas Stevens. Ed. Histoire Payot

En 1889, le sotnik Pechkov (chef d’un escadron de cosaques) entreprend un voyage de neuf mille kilomètres sur un petit cheval mandchou. Parti des rives du fleuve Amour, il arrive à Saint-Pétersbourg moins de deux cents jours plus tard : un exploit équestre inouï. De son journal de voyage nous retiendrons surtout le témoignage d’un soldat sur sa patrie et sa découverte de la société industrielle naissante. En 1890, l’Américain Stevens croise le sotnik en allant, lui, de Saint-Pétersbourg jusqu’en Crimée sur un cheval hongrois baptisé Texas. Ici la performance équestre s’efface devant la peinture des mœurs russes. Pour le journaliste, qui rencontrera Tolstoï, le cheval est « le meilleur moyen d’entrer en contact avec le vrai peuple russe ».

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La dernière fois que j’ai vu le Tibet de Bimal Dey éditions Guérin

Nous sommes en 1956, avant la fuite du Dalaï Lama du Tibet envahi par les chinois. Bimal, alors agé de 16 ans fuit la maison et l’école et l’Inde et se fait prendre en estime et affection par un grand lama et s’intègre à un groupe d’une trentaine de religieux qui s’en va en pèlerinage à Lhassa. Rien à voir donc avec un voyage à cheval ! Quoique  !

Notre gamin est indien et ça se voit à sa tête ! Il est donc interdit de séjour au Tibet alors bien verrouillé par les Chinois. Il faut donc trouver des itinéraires de contournement et des stratagèmes pour gérer les inévitables contrôles. Il faut aussi gérer la relation avec les locaux à priori favorables aux religieux mais comportant quelques taupes dans leurs rangs. Il faut gérer la marche en montagne, le non équipement grave, le froid (Bimal est issu d’une région tropicale), l’alimentation plus que succincte et gravement carencée, la barrière de la langue et de la culture,…

Et ça marche ! Au propre et au figuré, et dans un certain émerveillement et une certaine construction de soi ! Où cet adolescent puise-t-il la ressource ? Dans la motivation, dans la concentration, dans la “présence” à tous les moments de la journée, dans le groupe et dans le grand lama qui le dirige.

Après Lhassa, le groupe doit se séparer (Chinois obligent). Bimal décide alors d’aller seul vers le Mont Kaïlash et le lac Manasarovar, hauts lieux du bouddhisme Tibétain avant de retourner sur Calcutta. Regardez les cartes. C’est, on s’en doute, à la porte d’à coté, tout plat et tout facile ! Et ça marche encore !
Voici une phrase du bouquin qui, venant d’un gamin de 16 ans, en dit long sur sa personnalité : « Depuis Lhassa, je voyageais seul et cela avait beaucoup renforcé mon mental ».

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Tamata et l’alliance de Bernard Moitessier. Editions Arthaud

Tamata et l’Alliance est le récit de l’aventure d’une vie. Bernard Moitessier emmène d’abord le lecteur en Indochine, dans son village du golfe du Siam, où il vécut une jeunesse magique. Il y entend pour la première fois l’appel de la mer, avant que la guerre déchire son pays, le poussant à partir à bord de sa jonque Marie-Thérèse. Commence alors une aventure maritime et humaine à multiples facettes, celle d’un pionnier, désireux de préserver ses choix fondamentaux. À la quarantaine, il effectuera « la longue route », navigation de dix mois sans escale en solitaire. Après ce tournant majeur, il s’efforça de transmettre en Polynésie, en Amérique et en Europe, ce
qui était pour lui essentiel : participer à l’évolution du monde en transformant nos rêves en actes créateurs.

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Afrika Trek 1 et 2 de Sonia et Alexandre Poussin. Ed. Robert Laffont

Sonia Poussin a travaillé au Vietnam, au Népal et en Irak pour des missions humanitaires. Alexandre Poussin est coutumier des aventures extrêmes. Il en a fait le récit avec Sylvain Tesson dans « On a roulé sur la Terre » (le tour du monde à vélo) en 1996 et « La marche dans le ciel » (cinq mille kilomètres à pied dans l’Himalaya) en 1998.

Sonia et Alexandre Poussin ont quitté le cap de Bonne-Espérance le 1er janvier 2001. À pied. Direction: Jérusalem. Depuis, le couple intrépide a parcouru quatorze mille kilomètres, remontant d’une seule foulée le continent africain en refaisant symboliquement le premier voyage du premier homme, de l’australopithèque à l’homme moderne, le long de la vallée du Rift. Sans soutien, sans assistance, dormant à la belle étoile ou chez l’habitant, ils ont relevé ce défi unique et accompli un véritable exploit. Leur ambition? Prendre le temps et le pouls du continent, et rencontrer hommes, femmes et enfants d’Afrique. Une aventure vouée à l’échec sans la bonté et la générosité des Africains, «nos sauveurs de chaque jour», qui, souvent dans la plus terrible misère, les ont recueillis au long des pistes.

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Bourrellerie : Réparer, fabriquer de Claude Lux

Les cavaliers randonneurs utilisent de nombreux équipements, souvent relativement onéreux. C’est pourquoi il peut leur être très utile d’apprendre à les réparer eux-mêmes, voire à les fabriquer. En suivant point par point les explications claires et détaillées que vous donne cet ouvrage, vous apprendrez à réparer et à adapter toutes les pièces de votre harnachement, à en fabriquer de nouvelles à votre goût, à restaurer des cuirs anciens, à recoudre une sacoche qui a souffert, à prolonger la vie de votre équipement, à être capable de vous dépanner en toutes circonstances, etc. Grâce aux instructions précises de ce manuel pratique : choix des outils, du cuir et des boucles, fabrication d’outils, techniques de réalisations, etc., outre le plaisir de travailler le cuir, les techniques et les astuces révélées vous feront réaliser de substantielles économies.

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Adieu Goulsary : Le viel homme et le vieux cheval de Tchinguiz Aïtmatov ed du Rocher

D’un de ses romans, Djamilia, Aragon avait dit que c’était « la plus belle histoire d’amour du monde ». De Adieu Goulsary, on peut dire que c’est la plus belle histoire d’amour entre un homme et un cheval. Tchinguiz Aïtmatov (1928-2008), un des plus grands écrivains de l’ère soviétique (prix Lénine, l’équivalent russe du Nobel) est d’origine kirghize. Son grand-père, berger nomade, a sans doute beaucoup inspiré le personnage central de ce roman, dont le véritable héros est un cheval : Goulsary (Bouton d’or). Adapté en français par Tchinguiz Aïtmatov lui-même, avec l’aide de la célèbre traductrice Lily Denis, ce chef-d’oeuvre est paru une première fois en 1968. Il n’était plus disponible depuis. En voici une réédition, précédée d’une présentation d’une spécialiste, Jacqueline Ripart, qui vit depuis une décennie en Kirghizie, où elle se consacre à la sauvegarde de la race de chevaux locale et à la réhabilitation des traditions équestres de ce grandiose petit pays d’Asie centrale.

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La grande histoire de mulet (1899 à 1999) d’Alphonse GUENON, éditions de Vieux Crayon

1899-1999, 100 ans séparent la première édition de cet ouvrage de la seconde… Publié pour la première fois en 1899 sous le titre « LE MULET INTIME », ce livre est un hommage au mulet, cet animal si peu considéré à l’époque. Pourquoi ré-éditer un livre vieux d’un siècle ? Les informations contenues dans l’édition originale ne sont-elles pas devenues obsolètes ? Eh bien non… Tout au contraire, le témoignage apporté par Adolphe Guénon, vétérinaire dans l’armée française, nous permet de mieux comprendre la caractère de cet animal surprenant. En son temps, cet ami des animaux rétablissait la vérité sur le mulet, tout comme aujourd’hui, en 1999, des associations le font pour l’âne. L’armée utilisait alors pour ses besoins des milliers de mulets. Un grand merci à cet homme qui a su traduire en termes simples, avec de multiples exemples à l’appui, l’intelligence, la gentillesse et le courage de cet animal trop souvent montré comme obtus et méchant.

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Bien connaître les ânes et les mulets de René METZ

Vaillants, courageux, robustes et dotés d’un sacré caractère, les ânes et les mulets ont toujours aidé les hommes dans les tâches les plus difficiles. Malgré la modernisation des techniques agricoles, ces animaux, au regard chaleureux, n’ont pas disparu de nos campagnes, mais leur rôle a évolué. Dans certaines régions, ils participent encore aux travaux des champs, mais c’est surtout dans le domaine de loisirs qu’ils sont très présents. Petits et grands se font une joie de les atteler pour des promenades en charrette, des randonnées, des voyages en roulotte… Cet ouvrage vous entraîne à la découverte ou à la redécouverte de ces animaux attachants. Il présente : * Les diverses races d’ânes * La mule et le mulet * Le bardot et la bardine * La reproduction * Leur utilisation * Les soins… Les ânes et les mulets font également partie de notre patrimoine culturel, mieux les connaître nous amène à nous rapprocher de nos coutumes et de nos traditions. Comme l’écrit M. Edgard Pisani dans la préface de ce livre :  » (…) On le retrouve partout dans la littérature, la peinture, depuis la plus haute Antiquité. Il est présent dans la Bible, il l’est chez La Fontaine, chez Alphonse Daudet, chez Rousseau, mais aussi chez Chagall et sur les  » grecques  » que l’Egypte nous a laissées.

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Techniques du voyage à cheval de Emile Brager. Ed. Nathan.

Ce livre est destiné à ceux qui partent à cheval pour plusieurs jours, plusieurs mois, voire plusieurs années, et pratiquent ce qu’Emile Brager appelle une équitation buissonnière. Le cavalier est alors pleinement responsable de toutes les facettes de l’activité. Il doit être autonome, à la fois routard et homme de cheval, et maîtriser des techniques, car on ne peut pas voyager sans méthode. Abordant dans le détail tous les aspects du voyage à cheval, ce livre permettra d’en réussir la préparation, la réalisation et l’exploitation. Il contient une synthèse fouillée des solutions européennes aux problèmes de la grande randonnée, mais aussi la description exhaustive de techniques originales issues de l’expérience de l’auteur ou glanées auprès des peuples cavaliers du nouveau monde. Quelque 300 dessins et schémas expliquent clairement chaque étape, de la fabrication du matériel de base au bâtage et au travois, en passant par la réparation d’une selle, la maréchalerie, l’alimentation des chevaux, le secourisme… Enfin une trentaine de photos viennent compléter cet ouvrage de référence où se conjuguent la compétence, l’humour et la passion. Techniques du voyage à cheval est une « bible » que tout cavalier randonneur se doit de posséder, un outil de travail qui, bien utilisé, laisse le champ libre à l’imagination, à l’initiative, à la relation avec la nature environnante, les gens de rencontre, les équipiers et les chevaux.

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Médecine des randonnées extrêmes : Des pôles aux plus hauts sommets de Jean-Loup Etienne. Ed. Seuil

Jean-Louis Étienne est un médecin et explorateur français, il est connu pour ses expéditions en Arctique, il a été le premier homme à atteindre le pôle Nord en solitaire en 1986, et en Antarctique, notamment la Transantarctica réalisée en 1989-1990.

Ce livre s’adresse à tous ceux qui pratiquent la marche, les sports d’endurance, qui partent pour une expédition, une randonnée, une grande traversée polaire. On trouvera toutes les connaissances actuelles sur la biologie, la nutrition à l’effort, sur les réactions et l’adaptation de l’homme engagé dans un environnement hostile, au froid ou en haute altitude.  » Analyse des répercussions physiologiques de l’effort. Diététique. Réaction à l’altitude et au froid. Effets des rayonnements solaires. Précautions inhérentes à la météo. Pathologies classiques rencontrées. Composition d’une trousse médicale d’urgence. Premiers soins.

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Le photographe de Emmanuel Guibert et Frédéric Lemercier

En 1986, débarque à Peshawar un jeune photographe, Didier Lefèvre. Il doit suivre et photographier une mission de MSF sur une caravane de médicaments du Pakistan aux montagnes afghanes du Badakstan, plus de cent ânes et vingt chevaux sont du voyage. À la croisée du dessin et du photoreportage, un récit poignant et profondément humain.
25 ans plus tard, un ami dessinateur, Emmanuel Guibert, écoute et dessine son histoire, à laquelle s’entremêlent les photos du périple.
Aux anecdotes du quotidien suivent les tragédies de la guerre. Un récit poignant et terriblement humain, habité par des figures simples mais exceptionnelles. Et autour, les montagnes afghanes, de roches et de torrents.

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L’art de dompter les chevaux de John Rarey. Ed. Caracole-Favre

J.S. Rarey est probablement l’un des premiers à avoir rendu possible la démocratisation des techniques dites éthologiques. C’est aussi probablement l’un des premiers hommes (d’affaires) de cheval.

John Rarey était un fermier de l’état d’Ohio, dans les Etats-Unis du XIXe siècle, qui avait compris et appliquait les bases de l’équitation naturelle.

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Horse Packing in Pictures by Francis W. Davis.

Des voyages plus longs dans le désert sont possibles lorsque vous avez un cheval afin de transporter une partie de la charge. Ce livre raconte en images tout ce que le campeur, chasseur, pêcheur ou routard devrait savoir sur le bâtage d’un cheval. Que vous soyez un non-cavalier qui veut diriger un cheval à pied ou un cavalier chevronné capable de mener plusieurs chevaux, vous trouverez ici une mine d’informations utiles.
L’auteur commence par les instructions pour choisir un cheval de bât et montre alors dans les illustrations simples, étape par étape comment les divers nœuds, les élingues et les attaches pour fixer la charge sont attachés. Les sections suivantes traitent de ce qu’il faut prendre; du chargement des sacoches; Selle et chargement du cheval de trait; Et des conseils pour éviter les urgences. Une autre section indique la meilleure façon de mettre en place un camp et une section de conclusion fournit des instructions pour la fabrication de vos propres paniers et autres équipements.
Le livre est le travail d’un artiste de la faune et d’illustrateur remarquable qui est aussi un outdoorsman accompli.

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Horse Packing: A Manual of Pack Transportation de Charles Johnson Post

Bâter des chevaux ou des mulets, et les utiliser comme moyen de transport pour les fournitures et les marchandises – était autrefois une pierre angulaire du transport humain. Rempli d’illustrations bien dessinées et d’instructions écrites sur les nombreux types de bâts, de cordages, de cordes, d’épissures et de nœuds, ce guide pratique couvre habilement tous les aspects d’une compétence autrefois banale. Il comprend des explications fines sur les règles générales de bâtage et sur l’organisation du pack. Les maladies ou blessures qui peuvent frapper les animaux de charge et comment les éviter.

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Crinières de jade de Stéphane et Véronique Bigo. Ed. Belin

« J’éprouve un sentiment d’étonnement incrédule. Cette caravane bien réelle qui marche à côté de moi n’existe “ en vrai ” que parce qu’un jour, je l’ai rêvée. Les pas s’égrènent, les jambes se balancent, les encolures oscillent. Cette idée se déplace sous mes yeux, incarnée par des chevaux et des chameaux de chair et d’os. […] Il suffit donc de vouloir pour pouvoir ? La réalité n’est-elle autre chose que le corps d’une pensée? »

L’aventure se déroule cette fois dans le Xinjiang (ancien Turkestan oriental) et flirte avec les routes de la soie dans les Monts Célestes, le désert du Takla Makan, puis dans l’Himalaya jusqu’au Pakistan.
La caravane s’étoffe. Aux traditionnels chevaux, notre cavalier au long cours ajoute cette fois deux chameaux : « parce que ces animaux m’ont toujours fasciné et que, en me déplaçant comme les nomades de la région, je réunissais les conditions de la rencontre et de l’échange. » Sa femme Véronique l’accompagne ainsi que ses deux fils, à tour de rôle.
Des épreuves inhabituelles font partie de ce voyage : le froid, la neige, des traversées de rivières tumultueuses, une situation en permanence illégale dans un régime hostile à ceux qui sortent du rang, un accident grave dans des conditions précaires nécessitant un rapatriement d’urgence… Après six voyages aux quatre coins du monde, Stéphane, en décidant cette expédition, a monté très haut la barre.
Il se dégage de cet homme tranquille une force indéniable alimentée par sa grande capacité à intégrer les nourritures de l’univers, tant physiques que spirituelles. L’écriture a pour lui un rôle essentiel : faire refleurir l’émotion, mais aussi « ruminer » la réalité de ses voyages sur les divers plans de la pensée pour en dégager la substantifique moelle. Sa manière à lui de changer le plomb en or ? Le lecteur appréciera.

Ce livre a obtenu en mai 2002 le Prix René-Caillié des écrits de voyage de la ville de Mauzé. Ce prix bénéficie du label Grand prix régional de la région Poitou-Charentes

 

 

 

 

Crinières d’ébène de Véronique Bigo et Stéphane Bigo. Ed. Belin

« N’galaari est une miniature de cheval d’une beauté inhabituelle. Ses instincts sont frémissants et j’ai l’impression qu’il connaît déjà la force de son nom. Il me fait penser à un chat. Tout en lui reflète l’intelligence. » « Didango ressemble à un gros bébé qui n’aurait pas remarqué qu’il est devenu plus grand que tout le monde. Il serait même un tantinet impertinent. Il a de grands yeux de biche ornés de longs cils de star. Cela lui donne une douceur dans le regard qui me fait fondre. »
« Nji Fonfon est l’aîné du groupe et a imposé son espace vital par quelques ruades bien sonnées. Il pense qu’il y a deux choses avec lesquelles on ne rigole pas dans la vie : bouffer et faire la sieste. »

Le ton est donné. Stéphane et Véronique vont de découvertes en prises de conscience, aussi sensibles à leurs hôtes africains qu’à leurs chevaux, aussi passionnés par la culture de ce continent que par ses paysages sauvages où rode une vie animale toujours inquiétante.
La présence de Véronique ajoute une touche féminine et une vision proche des choses qui complète les airs relevés qu’affectionne Stéphane. Ils forment un « duo magistral » qui donne au récit une dimension nouvelle.

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Crinières au vent indien : 7500 km à cheval, du Colorado au Guatemala à travers le Far West et le Mexique de Stéphane Bigo. Ed. originale Robert Laffont. Réédition Belin

 » Le vieil Indien ne répond pas. Il reste debout au milieu de sa ferme. Il laisse le silence s’installer. J’ai le sentiment que si l’homme se tait, ça n’est pas qu’il réfléchit, c’est qu’il écoute. Il est là, immobile, pétri de glèbe, buriné de vent, le regard usé de soleil. Il s’imprègne de tout cela, de son univers traditionnel, de sa réalité de Navajo, de ma réalité d’homme blanc, de mes chevaux, de Ma Belle qui s’est assise en attendant. De temps à autre il ponctue le silence d’un  » hum !  » impénétrable. Je sens qu’il serait parfaitement incongru de parler ou de fumer. L’heure est à la méditation. Combien attendons-nous comme cela, cinq minutes, dix minutes ? Le temps s’est arrêté. Mais je sais que la décision du vieil Indien sera globale, définitive. Lentement, le vieux Navajo se retourne, monte à l’échelle, attrape une botte de foin, la fait rouler par terre et, sans un regard pour moi, s’en va vers ses occupations. Il n’a pas prononcé une parole. Tel fut son geste d’accueil. « 

Un vagabond, un homme bon et un bonhomme partis à travers le Far West américain et le Mexique, de Denver à la frontière du Guatemala. Hobo, le mulet, c’est le vagabond, l’original, celui qui ne se fixe nulle part. Omobono, le cheval, est synonyme d’homme bon. Et le bonhomme ? Le bonhomme c’est Stéphane Bigo qui après avoir voyagé avec un cheval et une mule d’Istanbul à Kaboul, repart ici à la découverte des traces indiennes. Un an plus tard et 7 500 km dans les sabots, l’auteur des Crinières au vent aura réalisé encore une riche aventure ; vivre en être libre auprès de la nature et des animaux. Ce parcours indien fera office d’initiation. Celle qui nous enracine au plus profond de notre être. Celle qui nous apprend à faire confiance à nos sens et… à s’en méfier !  » Le voyage m’apprend que la diversité de l’homme est en fait sa richesse principale… « 

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Crinières au vent d’Asie : 7000 Km à cheval à travers la Turquie, l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan de Stéphane Bigo. Ed. originale Fernand Nathan. Réédition. Belin

« Il a une tête de pur sang arabe vraiment magnifique. Tout en lui respire la vivacité, l’intelligence. L’oreille est dressée, l’œil alerte, le naseau ouvert et, surtout, sa mèche canaille lui barre le front, cette mèche qui accroche le vent, l’espace, et mon rêve… « 

Ce rêve à la mèche rebelle emporte un homme, un cheval et une mule à travers la Turquie, l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan. Un récit plein de souffle, long de 7000 km reliant Istanbul à Kaboul. Une prouesse en 1976, probablement irréalisable de nos jours… Ce nomade des temps modernes nous entraîne dans une fresque authentique, touchante de sensibilité et d’humour. Au-delà des rencontres humaines, du quotidien cheval, de l’aventure, il nous retrace un pan d’Histoire. « 

Prix du livre d’aventures vécues (1979). Mention d’honneur au prix européen de littérature pour la jeunesse (1980).

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Lune de miel à cheval – Constance Rameaux & Jean-François Ballereau Editions Arthaud – 1983

Une tranche de vraie vie : voilà ce que Constance et Jean- François, partant du principe qu’un périple à cheval vaut toutes les promenades en gondole, décident un beau jour de s’offrir en guise de « lune de miel » Un an de voyage, cinq pays traversés, 8000 kilomètres parcourus à des altitudes variant de 0 à 5 000 mètres et sous des températures oscillant entre -15°t + 45 °C.. Ces quelques chiffres suffisent à indiquer clairement la dimension de l’exploit sportif que représente le raid réalisé à travers l’Amérique du Sud par Constance Rameaux et Jean-François Ballereau en compagnie de leur chien Cacho et de leurs chevaux Uno, Campeon Lamento et Altanero. (…)C’est pour sceller leur union que « la Cavale » et « le Barbu » sont partis au-devant du rêve et de l’aventure, des montagnes, des déserts et des chevaux… Leur voyage de noces fait tour à tour pleurer et rire, grincer des dents et sourire… Il peut aussi donner envie de partir!

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Cavalier dans l’ouest : du Canada au Mexique de Jean-François Ballereau. Ed. Arthaud

Sans itinéraire défini, presque sans carte, il part de la frontière canadienne à l’Est des Montagnes Rocheuses avec deux chevaux : Marquise et Nestor. C’est le récit de ces 4 mois ½ de la traversée de cette « Ouest de légende » loin du bitume » qui draine la bêtise humaine » et des villes « crachats de la civilisation sur le désert ».

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Mon rêve à cheval – Un tour de France insolite de Jean-François Ballereau

1976 : Jean-François Ballereau enfourche son cheval, Dragon, et sans préparation, sans même avoir défini un itinéraire, se lance dans un tour de France. Depuis cette époque, bien des raids équestres d’une autre envergure ont été effectués dans le monde, y compris par l’auteur.
Mais la France d’alors, découverte au rythme d’un pas de cheval, présentait de nombreux attraits qui nous enchantent encore aujourd’hui. Et la finesse d’observation de notre cavalier solitaire ne laisse rien au hasard. Les provinces et leurs coutumes défilent au long des pages, mais l’auteur fournit également de précieuses indications pratiques aux randonneurs équestres d’aujourd’hui. De ce voile levé sur avant-hier se détache la relation amicale nouée par Jean-François Ballereau avec son cheval Dragon, véritable héros de cette belle histoire.

L’Amazone des Amériques de Ana Beker. Ed. de la Isla Buenos Aeres

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Ana Beker était argentine, fille de parents lettons. Le 1er octobre 1950, elle quittait Buenos Aires (Argentine), le 6 juillet 1954, elle atteignait Ottawa (Canada). Cette fille d’agriculteurs  consacra quatre ans de sa vie à relier à cheval les capitales les plus distantes des deux Amériques. La « blonde gaucho », qui avait le verbe haut et un revolver calibre 38 à la ceinture, traversa l’Argentine, la Bolivie, le Pérou, l’Équateur, la Colombie, le Panama, le Costa Rica, le Nicaragua, le Honduras, le Guatemala, le Mexique, et du Texas repartit pour la Nouvelle Orléans, Washington, New York et Montréal avant de toucher au but.

Alaska. Sur les traces des pionniers de Laurent Granier, Philippe Lansac et Megan Son. Ed. Arthaud

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Les pionniers, venus chercher en Alaska or et fourrures, débarquèrent dans le port de Valdez, sur la côte pacifique. Ils bâtaient leurs chevaux et partaient sur le Valdez-Fairbanks Trail, unique sentier d’accès à l’intérieur de la  » Grande Terre « . Devant eux : les marais, les ours, le froid… De nombreux Alaskiens vivent aujourd’hui encore comme leurs ancêtres, dans des cabines de rondins perdues au milieu de nulle part. Nourris par la lecture de Jack London et les histoires de la ruée vers l’or, les auteurs traversent à cheval, du sud au nord, l’Alaska, reliant l’océan Pacifique à l’océan Arctique. Ce périple de 1 800 kilomètres suit l’itinéraire de ces pionniers. Comme eux, ils se heurtent aux sentiers abrupts creusés à flanc de montagne, aux grizzlis et aux glaces… jusqu’au-delà du cercle polaire.

Sur les chemins de Chine de Clara Arnaud. Edition Gaïa

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En février 2008, Clara arrive à Beijing, armée de son sac à dos et de ses rêves : parcourir le Grand Ouest de la Chine. Arpenter, à pied et avec deux chevaux de bât, les immensités du pays ouïghour et des hauts plateaux tibétains, loin du monde qui s’agite.

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